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Ce que Facebook devient vraiment. Et ce qui risque de foirer

Ce soir, à Bruxelles, on nous présentait Google+ aux apéros de la com pendant que Zuckerberg ouvrait le F8 à San Francisco, la conférence annonçant les nouveaux changements sur Facebook. Et il y en a: Écouter la musique avec des amis, échanger les videos de  ce que nous voyons et vivons en direct via nos smartphones, lire notre journal adapté à notre profil, etc...
J'ai suivi la plupart des annonces et puis, je suis tombé sur cet article du New Yorker que vous pouvez découvrir ci-dessous. 

En le lisant, je me suis dit que nous avons deux géants qui s'affrontent. Google+ a forcé Facebook a s'adapter. Les deux sont entrés dans une escalade de surenchères mais celui qui cache le moins ses envies de domination, c'est Facebook. Facebook ambitionne de rassembler la plus grosse masse de consomateurs à qui il offrira tous les services du web à sa sauce. Un système ouvert qui vise un seul objectif:  rassembler le plus grand nombre de gens en m
leur offrant ce qu'ils veulent: du bonheur et pas de souci. 

Facebook est un incroyable succès parce qu'il offre ce que le citoyen moyen de tous les pays souhaite: le sentiment d'appartenir à un groupe qui l'apprecie et lui donne ses instants de gratification immédiate. Cliquer sur j'aime, c'est la tape dans le dos que se donnent tous les americains même sans se connaître ou s'apprécier. Un artifice qui rend heureux dans un univers formaté.

Ce qu'ils oublient chez Facebook, ce sont les lois inexorables et incontournables de la courbe d'adoption. Il y a 85% de gens sur Facebook qui suivent mais n'agissent pas. Il y en a 15% qui agissent, pensent et influencent les autres 85%. Ces 15% là, n'accepteront pas qu'une entreprise leur dicte l'usage qu'ils doivent avoir du web parce que leur motivation dans tous leurs actes, c'est le contrôle. Ils sont ceux "à qui on ne la fait pas! " 
Ils sont à l'origine d'une chute de 35% de l'utilisation des applis Facebook, par exemple.

À force de vouloir attirer des masses pour avoir de la pub ( et satisfaire les investisseurs qui croient à ce modèle et valorisent les entreprises en fonction dudit modèle) Facebook va perdre en pertinence ( relevance disent les américains) et les 15% se désengageront trés vite. Les autres suivront. Je ne suis pas devin mais l'histoire regorge de cas qui montrent qu'en perdant ce fameux segment des control freaks, on finit dans le rouge. Le challenge d'un leader, c'est de montrer la voie ( facebook le fait bien), c'est d'être un acteur important ( il l'est), c'est d'être influent ( il l'est moins. Il devient réactif) et de rester pertinent auprès du public influent, les 15% en question.

Lisez cet article. 
  Qu'en pensez-vous? Accepteriez-vous de vous contenter de leur vision du web ? Zuckerberg n'essaie-t-il pas de marier ce qui est inconciliable: faire du Bill Gates et du Steve Jobs?

NewYorker:  What Facebook Really Wants
http://www.newyorker.com/online/blogs/newsdesk/2011/09/what-facebook-really-wants.html

Patrick Willemarck

Dialog Solutions